Archives de septembre, 2010

 

Černá kočka. En français, « chat noir ». Un groupe de jazz-punk qui vient d’Ostrava, dans l’Est de la République Tchèque. Et qui n’a rien à envier à d’autres musiciens plus connus. Rythme entraînant, mélodies groovy, large place aux solos, Černá kočka propose une musique énergique et apporte de la fraîcheur (qui peut dire qu’il a déjà entendu quelque chose de semblable ?).
Formé en 2007, Černá kočka a pour l’instant enregistré un album (V EMĚ, disponible sur leur site). Huit titres détonnants, dont l’excellent Koroze. En attendant un peu plus.

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La playlist de la semaine (2)

Publié: 27 septembre 2010 dans playlist

Le lundi, après les ravioli, c’est le moment de se brancher sur les 10 titres de la semaine, choisis arbitrairement parmi un panel de plusieurs millions. Mais que voulez-vous après tout, c’est la dure loi du sport.

« Hunting For Witches », Bloc Party (A Weekend In The City)
« Laredo », Band Of Horses (Infinite Arms)
« America », Razorlight (America)
« Castaway », Green Day (Warning)
« Colourful Life », Cajun Dance Party (The Colourful Life)
« Dakota », Stereophonics (Language. Sex. Violence. Other?)
« Research », The Race (Be Your Alibi)
« Ruby Room », Foxboro Hot Tubs (Stop Drop And Roll!!!)
« Annie », James Blunt (All The Lost Souls)
« Ways & Means », Snow Patrol (Final Straw)

Les cinq californiens ont bien compris la recette de leur succès. Entre rock, pop et sons funky, Maroon 5 réutilise les mêmes ingrédients depuis Songs About Jane (2002), et ça marche. Hands All Over, sorti le 20 septembre, reste dans cette veine, ni plus ni moins.
Cela ne veut pas dire que l’album est raté. La recette reste bonne, malgré un peu de remplissage. Le premier single, « Misery« , mais aussi les titres « Hands All Over », « Get Back In My Life » ou « Stutter » sont à écouter.
Peu de choses à ajouter, hormis que le chanteur Adam Levine a de nouveau semé le doute en répétant qu’il voulait se consacrer à sa carrière personnelle à terme. De là à ce que cet album soit le dernier de Maroon 5, il n’y a qu’un pas qui n’est pas encore franchi : il avait annoncé la même chose il y a trois ans, à la sortie de It Won’t Be Soon Before Long, leur deuxième album.

Trouvez un ami pour vous le prêter (3/5)

Percer dans la musique, ce n’est pas toujours facile. Mais quand on a une star comme parrain, ça aide franchement à se faire un nom. My Darkest Days, c’est un groupe canadien post-grunge. Ils sont quatre, ils font du rock. Et ? L’important, c’est qu’ils ont été découverts par Chad Kroeger, le chanteur de Nickelback, qui les a fait signer sur son label.
Résultat, l’album (My Darkest Days) sort en ce moment, avec le soutien de Nickelback, qui leur offre une belle publicité parmi ses fans. Une idée pas si bête, puisque My Darkest Days rappelle Nickelback, la guitare acoustique en moins. Leur single, Porn Star Dancing, est intéressant : dynamique, misant sur une guitare et une basse au son gras.
Sinon, il n’y aura rien de plus sur l’album, je n’ai pu écouter que deux titres, ce qui ne me suffit pas pour juger. Reste à voir si My Darkest Days arrive à voler de ses propres ailes à l’avenir.

La playlist de la semaine (1)

Publié: 20 septembre 2010 dans playlist

On a tous un passage à vide, parfois. Un moment où l’on a l’oeil morne, le regard glissant sur les pochettes d’album comme une tortue sur le dos aux sports d’hiver. Un moment où, quelque soit la quantité de musique qu’on a à disposition, rien ne nous plaît à cet instant.
Pour limiter ces instants de frustration auriculaire, je vous propose de découvrir chaque semaine une playlist de 10 titres d’horizons plus ou moins différents.

« When I grow up », de Garbage (album Version 2.0)
« Dangervisit », Archive (Controlling Crowds)
« Don’t Let Nobody Turn You Around », The Low Anthem (Oh My God, Charlie Darwin)
« Le Fantôme », Luke (D’Autre Part)
« Charmer », Kings Of Leon (Because Of the Times)
« Want You Bad », The Offspring (Conspiracy Of One)
« Wretches And Kings », Linkin Park (A Thousand Suns)
« Hollywood », The Cranberries (To the Faithful Departed)
« Take A Bow », Muse (Black Holes And Revelations)
« Lights », Interpol (Interpol).

Il y a les groupes qui surfent sur la vague de leurs succès passés. Il y a ceux qui passent leur carrière à la recherche d’une notoriété inexistante. Et il y a ceux qui se retrouvent sur le devant de la scène plus vite que prévu, comme The Drums. Fin 2009, le quatuor new-yorkais enregistrait un EP (Summertime!), puis l’album (The Drums) suivait au printemps 2010.
Entre temps, leur single « Let’s Go Surfing » a commencé à tourner sur internet, et à rencontrer un succès encourageant, permettant à leur album d’être largement distribué (ce qui aide au succès, cela va sans dire). Tout s’est accéléré pour The Drums, qui a participé à la tournée des NME Awards 2010, avant une tournée internationale qui les a menés notamment à jouer en première partie de Kings Of Leon à Londres, ou encore à jouer aux Eurockéennes 2010.
Tout va décidément très vite pour The Drums, puisque le guitariste Adam Kessler a quitté le groupe la semaine dernière, en pleine tournée américaine et avant leur départ pour le Royaume-Uni.

La recette de The Drums, c’est un style indie-pop, des mélodies assez simples qui glissent toutes seules.  Parmi les titres phares de leur album, citons « Let’s Go Surfing », mais aussi « Down By the Water » ou encore « Forever and Ever, Amen » ( Une bonne affaire en cas de temps/d’argent en plus (4/5).

Après « Minutes to Midnight » (2007), déjà plus calme que ce que l’on connaissait, Linkin Park devient seulement un groupe de rock. Hormis « Blackout » et « Wretches and Kings » (et d’une certaine manière « The Catalyst »), l’albume est très calme. Et si la musique est bonne (sauf « The Messenger », où la voix est décidément insupportable), il manque ce quelque chose qui est la signature de Linkin Park.
L’album est assez bon en lui-même, mais il faudrait changer le nom de l’artiste pour enlever cette légère déception que l’on a en écoutant « A Thousand Suns ».
On a toutefois évité le pire : « The Catalyst » annonçait un album électro, taillé pour les dance-floors. Malgré tout, il reste un goût d’inachevé dans cet album très (trop ?) calme.

Trouvez un ami pour vous le prêter (à moins d’être un véritable fan de Linkin Park) (3/5)