Archives de octobre, 2010

Le chanteur de Maximo Park, connu pour ses performances impressionantes sur scène, s’est lancé dans l’enregistrement d’un album solo juste après le troisième opus de Maximo Park, Quicken The Heart (2009). Un an plus tard, le revoilà avec Margins, qu’il a écrit, composé et enregistré tout seul. Et force est de constater que c’est moins bon que ce qu’on pouvait attendre. Loin du rythme entraînant des titres de Maximo Park, Margins est un album calme, peut-être trop. Si certaines chansons retiennent tout de même l’attention (« While You’re In The Bath »« North Atlantic Drift », « Our Lady Of Lourdes »), le reste semble composé à la va-vite. Trop vite en tout cas pour proposer un rendu de grande qualité.
Comprenant le plus souvent la voix de Paul Smith et sa guitare en tout et pour tout, Margins donne un goût de brouillon, de précipitation. Un goût amer, donc, qui fait regretter A Certain Trigger (2005), le premier album de Maximo Park.

A écouter pendant une soirée… mais pas plus (2/5)

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The Big Pink
. Un nom qui ne veut rien dire, et qui ne trouve pas d’écho dans beaucoup d’oreilles. Et pour cause, le duo électro-rock londonien s’est formé en 2007, mais n’a commencé à diffuser ses compos que l’année dernière. Après avoir tourné un peu partout en Europe, en Amérique ou au Japon, The Big Pink s’est tout de même offert le luxe de faire la première partie de Muse à Wembley en septembre dernier.
Au rayon musical, le groupe joue un son aérien (« Too Young To Love », « Velvet ») et entraînant (« Dominos »). Ils ont un album à leur actif (A Brief History Of Love, 2009), qui est particulièrement inspiré et varié pour un début, et préparent déjà un nouvel opus. Celui-ci pourrait s’inspirer des sons hip-hop. Pas vraiment surprenant, à l’écoute de certains titres déjà diffusés, et qui ne jurent pas avec cet univers. Il n’empêche qu’on risque de regretter le son planant de la guitare et du synthétiseur.

Difficile de décrire la musique du groupe texan At The Drive-In. Le quintet se définissait comme un groupe post-hardcore, et on veut bien les croire. Se définissait, oui, car le groupe s’est séparé en 2001, après 9 ans de vie commune. A l’écoute, on a du mal à comprendre comment s’organisait la composition des morceaux. Le résultat donne l’impression que chaque membre travaillait de son côté, puis qu’ils se retrouvaient pour jouer ensemble ce qu’ils avaient produit séparément. Ce qui induit quelques différences entre chaque partie, comme vous l’aurez deviné.
At The Drive-In, c’est une sorte de chaos musical, au rythme rapide, au chant parfois plus rapide (« Sleepwalk Capsules », par exemple), et aux mélodies pas toujours faciles à suivre, ce qui rend un effet sonore un peu brouillon par moments. Ce qui ne veut pas dire que c’est mauvais. Au contraire, on a tendance à vouloir réécouter cette bouillie de notes mélangées les unes aux autres, parce que ça ne ressemble à rien de connu, et parce que ça donne une énergie phénoménale. Et ça nous suffit.
Côté albums, citons tout de même This Station Is Non-Operational (2005), sorte de compilation de séparation, qui donne un bon aperçu de ce dont était capable At The Drive-In. Etait ou sera, car il se murmure que les cinq membres pourraient de nouveau jouer ensemble.

La playlist de la semaine (6)

Publié: 25 octobre 2010 dans playlist

Vacances (pour certains) ou pas (pour les autres), l’enjeu reste le même : 10 titres pour ne pas s’ennuyer d’ici lundi prochain.

« 80’s Life », The Good, The Bad And The Queen (The Good, The Bad And The Queen)
– « Backfire At The Disco », The Wombats (A Guide To Love, Loss And Desperation)
– « Envoi », Absynthe Minded (Absynthe Minded)
– « It’s Not The Fall That Hurts », Caesars (Paper Tigers)
– « Friday-Friday », Boy Kill Boy (Civilian)
– « Lightweight Loosie », The Brassic (Modern Lust)
– « Pressure Point », The Zutons (Who Killed The Zutons ?)
– « No Lucifer », British Sea Power (Do You Like Rock Music ?)
– « No Kind Words », The Maccabees (Wall Of Arms)
– « Ooh La », The Kooks (Inside In, Inside Out)

Une fois n’est pas coutume, voici un groupe français. Parce que l’Hexagone peine à produire une musique rock de qualité, il est important de souligner la présence de ceux qui relèvent le niveau. Wonderflu, c’est un quatuor parisien influencé entre autres par Sonic Youth, Pavement, Sebadoh ou les Pixies (excusez du peu). Et la qualité est au rendez-vous. A la fois rock noisy, pop ou pop-rock, Wonderflu joue sur tous les tableaux avec réussite. En témoigne l’excellent « Comeback », divisé en deux parties : la première, instrumentale, est calme et planante, tandis que la seconde prend presque un accent garage.
Du très rythmé « Running Faster » au franchement pop « Your Draw » en passant par « 442 », Wonderflu réussit son grand écart, sans se prendre la tête, et réalise un EP (Lota Schwager) de qualité. De quoi attendre une suite avec impatience.

Rares sont ceux qui connaissent The Rakes, ne serait-ce que de nom. Alors, pour citer un titre du groupe londonien (2003-2009), il faut creuser. Et pourtant, il est difficile de comprendre que ce groupe ait eu aussi peu de popularité. Arrivés sur scène pendant la même période que Bloc Party, The Futureheads ou encore Franz Ferdinand, ils ont peut-être été barrés par leurs « concurrents » de la scène britannique.
Ce n’était pas faute de produire une musique de qualité. Avec un son plutôt progressif et des chansons le plus souvent courtes, la voix basse d’Alan Donohoe, The Rakes a enregistré trois albums, dont aucun n’a eu un écho retentissant. Leur seul titre relativement célèbre est « Open Book », qui a été utilisé par la campagne de publicité de CanalSatellite en 2006. Mais le quatuor a aussi réalisé de très bons morceaux, tels que « Retreat », lui aussi tiré de leur premier album Capture/Release (2005). Leur deuxième album, Ten New Messages (2007),le plus mélancolique, rassemble entre autres l’excellent « We Danced Together », ou encore « Little Superstitions ». 2009 sera l’année du dernier album (Klang) et de la séparation du groupe en pleine tournée, juste après avoir enregistré « That’s The Reason », et surtout « 1989 » (version acoustique ici).

La playlist de la semaine (5)

Publié: 18 octobre 2010 dans playlist

On ne change pas une équipe qui gagne. Voici à nouveau dix titres pour égayer la semaine.

« Hippy’s Son », Dirty Pretty Things (Romance At Short Notice)
« Stoned », Dido (Life For Rent)
« I’ll Be Waiting », Lenny Kravitz (It’s Time For A Love Revolution)
« Meet Me In The Bathroom », The Strokes (Room On Fire)
« Martyr », Depeche Mode (Best Of)
« Private Affair », The Virgins (The Virgins)
« Money For Nothing », Dire Straits (Money For Nothing)
« Spies », Coldplay (Parachutes)
« Echoes », Klaxons (Surfing The Void)
« No Tomorrow », Orson (Bright Idea)