Archives de 21 novembre 2010

Ci-gît le rock contestataire (1977-1996). Tout a réellement débuté avec Nevermind The Bollocks des Sex Pistols, et s’est terminé avec la séparation des Ramones. Avant, de la musique pour groupies (The Beatles,  The Kinks) ou drogués (Pink Floyd, Led Zeppelin). Après, de quoi déconner avec ses potes (The Offspring, Garbage, Oasis ou Blur).
19 années pendant lesquelles la jeunesse a voulu remettre en cause la société, à coups de Clash, Bad Religion ou Nirvana. Avant de se faire effacer des charts par la Britpop. De toute façon, le mouvement n’aurait pas pu durer beaucoup plus longtemps. On dit que passé 20 ans on doit devenir adulte, plus sérieux, plus calme. Alors le rock contestataire se serait probablement suicidé plutôt que de devenir quelque chose qu’il ne souhaitait pas.
D’« Anarchy in the UK » (Sex Pistols) à l’album Adios Amigos! (Ramones), en passant par Rancid, Bad Religion ou Buzzcocks, le rock avait un message en plus de « bourre-toi la gueule tu verras c’est marrant ». Le tournant a sûrement été NOFX, et surtout leur album Punk In Drublic (1994), qui mettait la déconnade au premier plan pour la première fois.
« Smells Like Teen Spirit », comme l’aurait chanté Kurt Cobain. Sauf que l’esprit de la jeunesse a changé. Ce n’est pas que ce qui est joué maintenant est mauvais, simplement que ça ne conteste plus rien.

* billet écrit dans le cadre d’un travail sur un magazine parlant des 15-30 ans, et reproduit tel quel.

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