Archives de janvier, 2011

Après certaines journées longues comme le bras, l’envie de s’arracher les tympans à coups de rock garage survitaminé atteint un quotien d’environ zéro. Mais parce qu’une soirée sans musique est une soirée vide, il faut quand même trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Kings Of Convenience s’est très certainement formé pour venir en aide aux travailleurs ayant eu une journée fatigante (ou au moins en ayant eu l’impression). Le duo norvégien a très vite compris que sa chance face au garage est de jouer le contraire, plus ou moins.
D’où leur répertoire entre pop et folk, constitué d’environ 95 % de ballades. Trois albums plus reposants les uns que les autres, pour les amateurs de guitare acoustique et de chansons au coin du feu (Quiet Is The New Loud (2001), Riot On An Empty Street (2004), Declaration Of Dependence (2009), ainsi qu’un album de remixes, Versus, en 2001). Le tout relevé de quelques titres plus sympathiques que les autres, comme « Homesick », « Toxic Girl », « The Weight Of My Words » ou « 24-25 » par exemple. Amateurs de batterie et de riffs déchaînés, passez votre chemin.

La playlist de la semaine (19)

Publié: 30 janvier 2011 dans découverte

Une nouvelle fois, la playlist du lundi matin se décale au dimanche soir, pour des raisons indépendantes de ma volonté. Ce qui n’empêche pas d’ouvrir grand ses oreilles. Une playlist où l’on réussit, entre autres, à faire cohabiter Blur et Oasis. Même pas peur.

« Same Jeans », The View (Hats Off The Buskers) :

« The Little Things Give You Away », Linkin Park (Minutes To Midnight)
– « Fuk Yeh », The Vines (Vision Valley)
– « I’m Not Down », The Clash (London Calling)
– « Munich », Editors (The Back Room)
– « Married With Children », Oasis (Definitely Maybe)
– « The Greatest », Cat Power (The Greatest)
– « Girls And Boys », Blur (Parklife)
– « Everlasting Light », The Black Keys (Brothers)
– « Moon And Moon », Bat For Lashes (Two Suns)

Une playlist que l’on peut retrouver sur Youtube,  mais aussi sur Deezer désormais, comme les autres (malgré les nombreux titres manquants au catalogue de Deezer).

Archive est un groupe comme les autres. Ses membres ont tendance à avoir des projets parallèles, un moyen pour eux de jouer une musique souvent différente du son du groupe. David Penney, guitare et second chanteur d’Archive, s’est lancé dans l’aventure Birdpen en 2003, accompagné de Mike Bird (d’où le nom Birdpen) et James Livingston Seagull (d’où rien du tout). Mais finalement, il y a peu de changements par rapport à Archive.
L’optimisme qui transpire dans les textes d’Archive (ironie) se retrouve dans ceux de Birdpen. De même, la guitare joue le premier rôle, comme assez souvent chez Archive. Hormis des mélodies plus rock que la trip-hop d’Archive, la différence est ténue, à tel point que David Penney pourrait jouer ces titres avec Archive sans que cela ne jure avec l’univers du groupe. De quoi se demander pourquoi partir dans un projet solo.
Une interrogation qui n’empêche pas d’apprécier l’unique album de Birdpen, On/Off/Safety/Danger (2008), qui rassemble plusieurs très bons titres. Jetez une oreille à « Machines Live Like Ordinary People »« Airspace »« Admiral Red » ou encore « Off » si vous êtes sceptiques.

Côté musique, on pense ce qu’on veut de The Maccabees, ce groupe anglais dont le chanteur a une voix basse particulière, et dont les guitares semblent parfois s’agiter toutes seules.
Côté clips, force est de constater que rien n’est laissé au hasard. Que l’on aime ou non, on suppose qu’ils ont dû passer de longs moments à les imaginer.

La preuve en images avec le bien pensé mais pas toujours compréhensible « First Love » :

Au rayon des clips incompréhensibles, « About Your Dress » tient la comparaison, surtout pendant l’épisode des claques (33 secondes) :

Difficile aussi de passer à côté de « Latchmere », dans lequel le groupe découvre le stop-motion, et qui tient une couche :

The Maccabees existe aussi en version geek, avec « No Kind Words », qui rappelle surtout Pong et consorts :

Mais la palme revient à « X-Ray », leur premier single, où l’on peine à comprendre quoi que ce soit :

On attend souvent beaucoup d’un nouvel album. Sera-t-il aussi bon que les précédents ? Y aura-t-il des surprises ? Des nouveautés ? Le groupe jouera-t-il toujours la même chose ? Un bon album, c’est peut-être avant tout un opus qui répond positivement à la plupart des questions ci-dessus. Mine Is Yours de Cold War Kids correspond à cette catégorie. Après deux très bons enregistrements (Robbers & Cowards, 2006, et Loyalty To Loyalty, 2008), le quatuor américain a su se renouveler sans tout chambouler.
Un son un peu moins brut, une voix un peu plus travaillée et plus haut qu’à l’accoutumée, une musique un peu plus pop parfois (« Skip The Charades »), et voilà un album de très bon goût, qui prouve que l’on avait raison de se souhaiter une bonne année, en musique tout du moins. Cold War Kids n’a pas négligé les nostalgiques des anciens albums, en gardant un peu du son d’avant (« Sensitive Kid »). Le tout avec quelques pépites (« Bulldozer »« Royal Blue », « Broken Open », « Louder Than Ever »). Et voilà un bon moyen d’avoir le sourire en fin de journée.

Une bonne affaire en cas de temps/d’argent en plus (4/5)

La playlist de la semaine (18)

Publié: 23 janvier 2011 dans playlist

Encore une playlist légèrement décalée. Mais c’est comme le champagne, il faut attendre minuit pour ouvrir sa playlist. Au programme de la semaine, Radiohead, Depeche Mode, The Rakes et les autres.

« Caribou », Pixies (Come On Pilgrim) :

« No More Running Away », Air Traffic (Your Fractured Life)
– « Shoot The Runner », Kasabian (Empire)
– « La Dérive », Luke (La Vie Presque)
– « Personal Jesus », Depeche Mode (Violator)
– « 22 Grand Job », The Rakes (Capture/Release)
– « Superstition », The Kills (Keep On Your Mean Side)
– « Bond Girl », The Rascals (Rascalize)
– « No Surprises », Radiohead (OK Computer)
– « Fuck U », Archive (Noise)

Pour être honnête, je dois avouer que cela faisait un moment que j’attendais d’écouter cet album. Funeral Party, c’est un groupe californien créé en 2008, et qui a commencé à percer l’année dernière. On en a parlé début décembre parce qu’il ont joué aux Transmusicales de Rennes, et que leur concert faisait partie des plus attendus et des plus réussis. De quoi avoir de sacrées attentes, surtout après avoir écouté leur EP Bootleg, qui date de 2008.
The Golden Age Of Knowhere, c’est la preuve qu’il est parfois bon d’attendre un peu (pas trop non plus, parce qu’après on s’impatiente). Funeral Party confirme ici que c’est un groupe prometteur, à suivre ces prochaines années. Avec une rythmique rapide, les Californiens nous entraînent dans leur musique à base de riffs énergiques et d’un zeste d’électro bien dosé. De quoi rappeler (un peu) ce qui se fait en new-wave, mais aussi certains groupes britanniques. Avec des bombes comme « New York City Moves To The Sound Of LA »« Finale »« Just Because » ou encore « Giant », Funeral Party apporte un vent de fraîcheur. Et obtient le Graal, la note ultime : le 5/5. Rien que ça.

A acheter immédiatement et à écouter en boucle (5/5)