Hoobastank a perdu la raison (d’être)

Publié: 20 mai 2011 dans portés disparus, rock
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Petit flash-back : nous sommes en 2003, toutes les radios diffusent le même morceau, LE morceau, radiophonique à souhait, celui qui va sauver l’industrie du disque : surfant sur la vague mélancolico-gothique du moment, Hoobastank s’impose comme une référence pour les adolescents qui cherchent une bonne chanson sur laquelle pleurer (ou se donner l’image de quelqu’un de sensible). « The Reason » devient le titre à la mode et donne au groupe une image romantique. Ceux qui auront eu la curiosité d’écouter l’album The Reason en entier à la recherche d’un autre titre larmoyant seront alors déçus : Hoobastank joue plutôt dans le registre des riffs de guitares énervés, dans le pur style du rock US du moment (Sum 41, Linkin Park ou Green Day).

Deux autres singles de The Reason sont bien plus en accord avec le style du groupe : « Out Of Control » et « Same Direction ». Rythme rapide, paroles parfois criées, le principe du groupe pour adolescent : parfois rebelle, parfois anéanti par la dureté du monde (Where should I go ? What should I do ? I don’t understand what you want from me, dans « Out Of Control »). Le groupe, créé au lycée en 1994, a sorti son premier album en 2001, simplement titré Hoobastank. Un opus digne d’un premier album, avec le même style que The Reason et des titres évocateurs qui ne resteront pas dans les annales (« Running Away », « Remember Me », « Crawling In The Dark »).

A partir de 2005, le quatuor américain doit gérer son nouveau statut de groupe à succès. Le troisième album, Every Man For Himself, sort plus ou moins dans l’indifférence. Au programme, copies ratées de The Reason (« Moving Forward », « If I Were You », « More Than A Memory »), titres énergiques dont on commence à saturer (« Without A Fight », « Don’t Tell Me »), il n’y a que « Born To Lead » qui relève le niveau, en renouvelant un peu le genre musical du groupe. Hoobastank vieillit et n’a pas encore touché le fond.

En 2009, le monde a évolué. Pas Hoobastank. For(N)ever est le quatrième opus du groupe, qui change de bassiste au passage. La musique est aussi vaseuse que le jeu de mot. Alors que les groupes qui jouaient dans un registre proche d’Hoobastank ont changé en partie leur musique (reprenons Green Day, Sum 41 et Linkin Park), la bande à Doug Robb s’enterre un peu plus en répétant les mêmes refrains. Les couplets de « The Letter » et « Tears Of Yesterday » sortent un peu du lot. Pour le reste, la soupe « rock adolescent énervé » commence à rancir (« My Turn », « You’re The One »). Les sorties de deux compilations, en 2009 et 2010, renforcent l’idée que le groupe devraient songer à la retraite. Un nouvel album a malgré tout été enregistré, sans date de sortie pour l’instant. Encore un de trop ?

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commentaires
  1. Mélanie dit :

    Tiens tiens tiens, souvenirs de fin de collège, ce groupe…. Dommage qu’ils restent statiques.

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