Archives de septembre, 2011

Des petits groupes qui débutent, il y en a des tas. Mais tous n’ont pas le même professionnalisme dès le premier EP. White McKenzie, groupe irlandais créé l’année dernière, entre dans la catégorie « débuts fracassants sans aide extérieure ». Il y a d’abord eu cette scène tremplin à Dublin pour jouer au festival de Glastonbury en juin dernier, où le groupe a échoué à la deuxième place. Puis, sans label, les six musiciens ont terminé leur EP, Absence, qui a presque plus de consistance que certains albums entendus ici ou là.
La force du groupe réside dans sa capacité à faire passer une atmosphère dans chacune de ses chansons. De « Torment (Intro) », excellente rampe de lancement, à « Crawling The Walls », difficile de dégager un titre ou deux. On retiendra que White McKenzie sait varier entre rock nerveux aux effets grunge (« On Your Heels »« Forget ») et titres à l’atmosphère plus pesante (« The Clock Winds On »« 4 A.M. »). On passe de l’énergie pure à la mélancolie sans difficultés, en jonglant avec les influences (Pearl Jam ou Radiohead, entre autres). Le tout avec un final en apothéose : « Crawling The Walls », qui monte en puissance au fur et à mesure, commençant comme une triste ballade et finissant sur un solo aux relents noisy à vous procurer des acouphènes en cas d’écoute prolongée.
Avec Absence, White McKenzie prouve qu’ils ont les atouts pour aller haut. Et peut-être bien le talent pour se trouver sur la scène de Glastonbury l’année prochaine.

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L’année dernière, il était difficile de passer à côté d’eux et de leur tube « Let’s Go Surfing », une chanson pop qui ne paye pas de mine et qui se retrouve écoutée en boucle. Depuis, après un changement de guitariste, The Drums donnent l’impression de (déjà) s’essouffler. Leur EP Summertime! (2009) était prometteur, avec un son frais et des mélodies enjouées. L’album qui a suivi, The Drums, était déjà moins intéressant, tout juste sauvé par l’efficace « Let’s Go Surfing », déjà présent dans Summertime! D’autres titres étaient en revanche assez fades (« It Will All End In Tears »« I’ll Never Drop My Sword »« The Future »).
Dans Portamento, les New-Yorkais ont eu la fâcheuse idée de composer des titres très proches les uns des autres. A la première écoute, il faut attendre « I Don’t Know How To Love » (6e piste sur 12) pour repérer un titre vraiment différent des autres. Avec un « Money » qui sonne comme un miroir (raté) de « Let’s Go Surfing », la promo de Portamento était bancale. A moins qu’elle ne résume tout simplement un album fade, qui ressemble à une compilation des mauvais titres des Drums.
Trop de précipitation (un an de préparation) ou un groupe déjà sur la mauvaise pente ? En tout cas, The Drums valent mieux que cela.

A écouter une fois… mais pas plus (2/5)

C’était un album particulièrement attendu. Il faut dire aussi que The Rapture aiment prendre leur temps : l’écart le plus court entre deux opus est de trois ans. The Rapture, c’est la qualité plus que la quantité, une méthode plutôt efficace pour avoir une carrière assez longue (13 ans) en évitant d’enchaîner les ratés. Cinq ans donc après Pieces Of The People We Love, le trio américain nous met In The Grace Of Your Love entre les oreilles.
Le mélange entre rock et dance garde son efficacité dès le début de l’album, qui commence avec le très aérien « Sail Away ». Le vol plané est prolongé par « Blue Bird » et ses riffs décoiffants en intro. La suite nous ramène un peu sur Terre, avec un « Come Back To Me » un peu décevant : une sorte de ballade trop fade pour être efficace. Comme un écho pour rassurer l’auditeur, In The Grace Of Love se conclut sur une autre ballade, « It Takes Time To Be A Man », bien plus réussie cette fois. Entretemps, le titre éponyme « In The Grace Of Your Love », le très pop « Roller Coaster » ainsi que l’efficace « Children » auront confirmé que le quatrième album des Rapture reste dans la moyenne. In The Grace Of Your Love, c’est finalement une bonne raison d’aimer la rentrée.

Une bonne affaire en cas de temps/d’argent en plus (4/5)