Archives de octobre, 2011

C’est l’histoire d’un trio irlandais qui distribue de la bonne humeur à qui veut les entendre. Armés d’une guitare, d’une basse et d’une batterie, les rouquins de Squarehead jonglent entre nonchalance et franche rigolade. Leur album, Yeah Nothing, est un enchaînement de chansons positives, aux accents pop plus ou moins prononcés. Les douze titres de l’album glissent facilement entre les oreilles, avec une atmosphère ressemblant un peu à un départ en vacances.
Avec un style se rapprochant un peu de Supergrass pour le côté « colle-toi un sourire sur le visage », Squarehead propose des chansons sans prétention, qui semblent avoir pour seul but de faire se lever les gens assis au fond du pub pendant le concert. Les paroles nous replongent dans une sorte de romantisme un peu adolescent (« Midnight Enchilada »« Confident Girls »), ce qui ajoute à l’effet cure de jouvence de l’album.
Squarehead, qui se définit comme un groupe de « junk pop », sait avant tout manier avec des rythmes accrocheurs (« Save Yourself »« I Wanna Hold Your Hand »). Le trio conclut Yeah Nothing avec le premier single, « Fake Blood », un titre un peu mélancolique. Une chanson qui sonne comme la fin des vacances.

Publicités

L’après-Oasis est tumultueux. Lorsque se forme Beady Eye, Noel Gallagher, auteur et compositeur de la quasi totalité des titres d’Oasis, reste sur le carreau. Son frère Liam et les autres membres du groupe de britpop se lancent dans une « nouvelle » carrière, avec un album qui sonne au final comme un album d’Oasis. Alors, après la déception Beady Eye, on attendait un peu plus de Noel Gallagher et son album High Flying Birds. Peine perdue.
Les membres de feu Oasis semblent condamnés à vivre dans les années 1990. Avec High Flying Birds, Noel Gallagher part sur les mêmes bases que son frère Liam et ses amis, quoiqu’avec un son plus calme. On retrouve dans l’album du Mancunien les sonorités britpop qui faisaient fureur il y a 10 ou 15 ans, et qui commencent à s’essouffler un peu aujourd’hui. Depuis « Everybody’s On The Run » jusqu’à « Stop The Clocks », c’est un nouvel album d’Oasis que l’on écoute, en mettant l’accent sur les ballades qui ont fait le succès du groupe (les mauvaises langues souligneront d’ailleurs que Stop The Clocks était le titre du best-of d’Oasis, paru en 2006, et surtout que cette chanson a été écrite pour être jouée par Oasis au complet).
Noel Gallagher innove toutefois un peu, sans trop se jeter à l’eau. « AKA… What A Life! » marque enfin le changement avec le reste de sa carrière, comme « AKA… Broken Arrow », ou « Soldier Boys And Jesus Freaks » dans une moindre mesure.
High Flying Birds est dans l’ensemble un bon album d’Oasis. Pour la carrière solo de Noel Gallagher, il faudra apparemment être un peu plus patient.

 Trouvez un ami pour vous le prêter (3/5)

Depuis 2009, The Magnets lâche des décibels à Marseille et ses alentours. Les jeunes membres de ce quatuor (18 ans)  passent un cap ce mois-ci. Après un premier single, « Out Of My Mind » (2010), The Magnets sort un premier EP, Puzzle.
Et s’il est un casse-tête qui semble bien avancé, c’est celui de la musique du groupe. Les cinq pièces de l’EP s’articulent bien, lancées par un « Conceptual Colors » qui a tendance à faire penser au rock indé des années 90 (Sonic Youth, Pavement). La suite, c’est un savant mélange entre pop et rock. L’équilibre est tout trouvé enre la pop mélancolique de « Darkmoon », la pop-rock sympathique de « Sixteen Century Surf » et le rock explosif de « Théorie et Expérience », un titre qui donne inévitablement envie de monter le son.
Il ne reste plus qu’à laisser exploser le feu d’artifice « Emotion’s Growl » et ses sonorités électro. Et bien se rappeler que The Magnets débute. On aurait tendance à l’oublier.