The Verve, 6 minutes de succès planétaire

Publié: 2 novembre 2011 dans britpop, portés disparus
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C’est l’histoire d’un groupe qui a existé pendant six minutes à la radio. The Verve (1989-2009), c’est essentiellement « Bittersweet  Symphony », ce tube britpop de 1997 qui a envahi toutes les paires d’oreilles, consentantes ou non. Avant, deux albums et une séparation. Après, un album et deux séparations.
La bande à Richard Ashcroft a lancé sa carrière en 1993, avec A Storm In Heaven. Un album intéressant, pile dans la britpop qui commence à avoir du succès, mais à une époque où Jordy et Patricia Kaas sont en tête des ventes de disques en France. L’album contient quelques pépites, comme « Star Sail » ou « Butterfly ». L’album suivant ne confirme pas. The Verve enregistrent A Northern Soul en 1995, un opus fade et peu inspiré. Proches d’Oasis (avec qui ils ont joué à plusieurs reprises), les quatre britanniques se font dépasser par le groupe des frères Gallagher. Le groupe finit par se séparer et laisser la britpop se résumer à un duel Oasis-Blur.
En 1997, après un changement de guitariste, The Verve devient enfin un groupe connu, grâce au tube « Bittersweet Symphony ». L’album Urban Hymns qui l’accompagne est probablement l’un des meilleurs des années britpop. L’opus regorge de titres accrocheurs (« The Rolling People »« Come On »« Catching The Butterfly ») et permet à The Verve de réaliser la plus grosse vente d’albums dans le monde pour 1997, tous genres musicaux confondus.
Mais après un an de tournée et une ambiance délétère, les membres se séparent une nouvelle fois en 1999. C’est le moment pour Richard Ashcroft de s’essayer à une carrière solo, avec plus ou moins de réussite. Pendant ce temps, le guitariste Simon Tong remplace Graham Coxon pour les concerts de Blur, joue avec Gorillaz et enregistre en 2007 l’album The Good, The Bad And The Queen avec Damon Albarn et Paul Simonon.
The Verve revient finalement en 2008, avec Forth, un album qui a pour principal défaut de s’être trouvé dans les bacs au mauvais moment. Alors que la britpop s’enterre peu à peu, la bande d’Ashcroft lui rend ce qui ressemble à un dernier hommage. Entre « Love Is Noise »« Sit And Wonder », « Appalachian Springs » et la ballade « Judas », certains titres auraient certainement eu beaucoup plus de succès dix ou quinze ans auparavant.
The Verve se sépare à nouveau en 2009, tout en laissant planer le doute sur une éventuelle future reformation. Et en laissant un fort goût d’inachevé.

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commentaires
  1. […] rendez-vous (“All Mine”, “Elysium”). Mais la mode a changé (c’est The Verve qui cartonne, Radiohead sort OK Computer) et Portishead doit se contenter d’un succès bien […]

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