Archives de la catégorie ‘electro-rock’

C’était un album particulièrement attendu. Il faut dire aussi que The Rapture aiment prendre leur temps : l’écart le plus court entre deux opus est de trois ans. The Rapture, c’est la qualité plus que la quantité, une méthode plutôt efficace pour avoir une carrière assez longue (13 ans) en évitant d’enchaîner les ratés. Cinq ans donc après Pieces Of The People We Love, le trio américain nous met In The Grace Of Your Love entre les oreilles.
Le mélange entre rock et dance garde son efficacité dès le début de l’album, qui commence avec le très aérien « Sail Away ». Le vol plané est prolongé par « Blue Bird » et ses riffs décoiffants en intro. La suite nous ramène un peu sur Terre, avec un « Come Back To Me » un peu décevant : une sorte de ballade trop fade pour être efficace. Comme un écho pour rassurer l’auditeur, In The Grace Of Love se conclut sur une autre ballade, « It Takes Time To Be A Man », bien plus réussie cette fois. Entretemps, le titre éponyme « In The Grace Of Your Love », le très pop « Roller Coaster » ainsi que l’efficace « Children » auront confirmé que le quatrième album des Rapture reste dans la moyenne. In The Grace Of Your Love, c’est finalement une bonne raison d’aimer la rentrée.

Une bonne affaire en cas de temps/d’argent en plus (4/5)

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Archive est un groupe comme les autres. Ses membres ont tendance à avoir des projets parallèles, un moyen pour eux de jouer une musique souvent différente du son du groupe. David Penney, guitare et second chanteur d’Archive, s’est lancé dans l’aventure Birdpen en 2003, accompagné de Mike Bird (d’où le nom Birdpen) et James Livingston Seagull (d’où rien du tout). Mais finalement, il y a peu de changements par rapport à Archive.
L’optimisme qui transpire dans les textes d’Archive (ironie) se retrouve dans ceux de Birdpen. De même, la guitare joue le premier rôle, comme assez souvent chez Archive. Hormis des mélodies plus rock que la trip-hop d’Archive, la différence est ténue, à tel point que David Penney pourrait jouer ces titres avec Archive sans que cela ne jure avec l’univers du groupe. De quoi se demander pourquoi partir dans un projet solo.
Une interrogation qui n’empêche pas d’apprécier l’unique album de Birdpen, On/Off/Safety/Danger (2008), qui rassemble plusieurs très bons titres. Jetez une oreille à « Machines Live Like Ordinary People »« Airspace »« Admiral Red » ou encore « Off » si vous êtes sceptiques.

Trois ans après To Lose My Life…, le trio britannique de White Lies ressort du studio pour un deuxième opus assez proche du précédent. Tout en synthé et guitare, Ritual, sorti le 17 janvier, sonne comme la suite de la saga. Entre une voix à mi-chemin entre Depeche Mode et Joy Division (« Turn The Bells »), des solos parfois grandiloquents, un rythme à la fois fluide (guitare, synthétiseur) et saccadé (batterie) si vous me permettez l’expression, et quelques perles (« Bigger Than Us », excellent single, mais aussi « Is Love »), peu de choses ont changé. Le groupe a pris le temps de composer les nouveaux titres sérieusement, mais ne s’est pas tourné vers de nouveaux sons.
Une alchimie efficace qui permet à White Lies de faire le tour de son univers en le creusant un peu plus que dans son premier album. En espérant en revanche que le troisième (s’il sort un jour) sera celui de l’expérimentation de nouvelles choses pour le groupe anglais, histoire de ne pas tourner en rond. On souhaite surtout que White Lies a sourit un peu plus souvent que les deux filles de la pochette de Ritual pendant l’enregistrement, parce que c’est un peu triste, ces deux pseudo-jumelles à la symétrie pas si exacte quand on regarde de près et en détail.

Une bonne affaire en cas de temps/d’argent en plus (4/5)


The Big Pink
. Un nom qui ne veut rien dire, et qui ne trouve pas d’écho dans beaucoup d’oreilles. Et pour cause, le duo électro-rock londonien s’est formé en 2007, mais n’a commencé à diffuser ses compos que l’année dernière. Après avoir tourné un peu partout en Europe, en Amérique ou au Japon, The Big Pink s’est tout de même offert le luxe de faire la première partie de Muse à Wembley en septembre dernier.
Au rayon musical, le groupe joue un son aérien (« Too Young To Love », « Velvet ») et entraînant (« Dominos »). Ils ont un album à leur actif (A Brief History Of Love, 2009), qui est particulièrement inspiré et varié pour un début, et préparent déjà un nouvel opus. Celui-ci pourrait s’inspirer des sons hip-hop. Pas vraiment surprenant, à l’écoute de certains titres déjà diffusés, et qui ne jurent pas avec cet univers. Il n’empêche qu’on risque de regretter le son planant de la guitare et du synthétiseur.