Archives de la catégorie ‘grunge’

Alors que de nombreux artistes se tournent vers des sonorités plus pop, ou au moins plus calmes, les Foo Fighters partent à contre-courant, en restant dans leur univers de guitares agressives et de riffs efficaces pour leur nouvel album, Wasting Light. Le premier titre, « Bridge Burning », annonce la couleur, avec une introduction tout ce qu’il y a de plus énergique. Le reste de la chanson est dans la même veine, les titres qui suivent aussi. « Rope »« White Limo » ou « Miss The Misery » entrent eux aussi dans la catégorie des titres énervés qui vous donnent envie de sauter sur les murs.
Avec d’autres tubes comme « Back & Forth », « Walk », « Dear Rosemary » ou encore « Arlandria »Wasting Light, septième album du groupe de Seattle, est loin d’être l’opus de trop. Les Foo Fighters n’ont rien perdu de leur qualité et de leur énergie, et nous rappellent ainsi qu’il reste de la place pour les riffs de bourrin et les groupes énergiques. Peut-être pas dans les charts, mais en tout cas dans les oreilles des amateurs de musique. Et c’est l’essentiel.

Une (très) bonne affaire en cas de temps/d’argent en plus (4,5/5)

S’il y a un groupe énergique qui sort du lot en ce début d’année, c’est bien The Joy Formidable. Le trio gallois a débarqué en janvier dernier avec son premier album, The Big Roar, qui fait l’effet d’une bouteille de champagne bien secouée. The Joy Formidable, c’est un concentré d’énergie, avec quelques relens de grunge (« Austere ») ou de noise rock (« The Everchanging Spectrum Of A Lie » et surtout « Whirring »). Ce style, ainsi que la voix de la chanteuse et guitariste Ritzy Bryan, fait penser à un certain nombre de groupes américains plus ou moins dans le même registre. En premier lieu Paramore, même si The Joy Formidable joue un rock plus puissant.
Mais tout l’album ne se résume pas uniquement à des titres prévus pour des pogos en concert (« Cradle »). « Buoy » et encore plus « Maruyama » sont là pour rappeler que le groupe est capable de se calmer un peu, et aménage une pause pour les tympans lors de l’écoute de l’album. Avant de finir en feu d’artifice (« Chapter 2 »).

Percer dans la musique, ce n’est pas toujours facile. Mais quand on a une star comme parrain, ça aide franchement à se faire un nom. My Darkest Days, c’est un groupe canadien post-grunge. Ils sont quatre, ils font du rock. Et ? L’important, c’est qu’ils ont été découverts par Chad Kroeger, le chanteur de Nickelback, qui les a fait signer sur son label.
Résultat, l’album (My Darkest Days) sort en ce moment, avec le soutien de Nickelback, qui leur offre une belle publicité parmi ses fans. Une idée pas si bête, puisque My Darkest Days rappelle Nickelback, la guitare acoustique en moins. Leur single, Porn Star Dancing, est intéressant : dynamique, misant sur une guitare et une basse au son gras.
Sinon, il n’y aura rien de plus sur l’album, je n’ai pu écouter que deux titres, ce qui ne me suffit pas pour juger. Reste à voir si My Darkest Days arrive à voler de ses propres ailes à l’avenir.