Archives de la catégorie ‘pop-rock’

Dans l’ombre de la scène pop-rock suédoise, la Finlande, plus connue pour ses groupes de métal, nous prouve que le meilleur est à venir, en la personne de Satellite Stories. Ce quatuor finnois n’en est qu’à ses premiers accords, mais l’EP enregistré en 2010 (Promo EP) augure le meilleur. Le groupe joue légèrement dans le même registre que les Suédois de Shout Out Louds, mais avec une musique aux mélodies plus simples.
Ici, pas de synthétiseur, juste deux guitares. Satellite Stories est un groupe positif et cela se ressent dans leurs chansons, avec un son clair et une rythmique entraînante (« Arrest Me »). Le quatuor peut avec cela rêver d’un avenir aussi positif que sa musique, poussé sur le devant de la scène par son premier single « Helsinki Art Scene », qui sonne comme une envie de quitter la Finlande et prouve surtout la qualité du groupe, dont le nom devrait être dans de nombreuses bouches ces prochaines années.

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Steve Schiltz est à l’origine le chanteur et guitariste du groupe américain Longwave. Après près de dix ans de carrière et quatre albums, il s’est tourné vers un projet solo, sans pour autant annoncer la séparation du groupe. Il a donc commencé à jouer sous le pseudonyme Hurricane Bells, enregistrant notamment un titre (« Monsters ») pour la bande originale de la saga Twilight. Outre ce titre, Steve Schiltz a enregistré un album, Tonight Is The Ghost (2009). Un album plutôt planant, au son pop-rock, qui sonne comme un retour aux sources, en quelque sorte.
Le dernier album de Longwave, Secrets Are Sinister (2008), sonne comme un groupe de pop-rock classique, aux mélodies simples et au rythme tranquille. Tonight Is The Night se rapproche plus de The Strangest Things (2003) au niveau des sonorités. L’album de Steve Schiltz rassemble ainsi l’aspect planant des albums de Longwave (« This Is A Test »), mais aussi un son plus pop et des mélodies plus travaillées (« I Can’t Remember »). « The Cold Has Killed Us », par exemple, ressemble à certains titres de l’album The Strangest Things. Et ce n’est pas pour déplaire.

Entre pop, rock et folk, il existe un petit espace. C’est celui que remplit A*Song. Le groupe lyonnais est dans son propre univers, sans pour autant rechercher l’anti-conformisme à tout prix. You’re Not There est leur troisième album, après Cock Your Pistol, autoproduit en 2004, et Hotel de Nice (2006).
You’re Not There parle de solitude, ce qui contraste avec la tonalité de l’album. Les mélodies sont claires et positives, la voix douce. Les textes, eux, sont plus négatifs (« I Don’t Belong To This Place »« There Should Be Love »). Un contraste bien mené tout au long de l’album, avec quelques titres qui sortent du lot, comme « Bitches » ou encore « You’ve Got The Money ».
Comme quoi on peut se trouver un peu entre les styles et trouver sa place quand même.

Ce n’est peut-être pas rare parmi les tous petits groupes qui jouent dans leur garage et à la fête annuelle du quartier, mais ça devient franchement surprenant quand c’est le cas de deux groupes semi-professionnels. D’un côté, Theatre Royal (version anglaise, en haut), de l’autre Theatre Royal (version irlandaise, en bas). Les premiers viennent de Londres, les seconds de Dublin. On peut y voir une adaptation de l’histoire complexe entre les deux pays, ou une simple coïncidence. Outre le nom, les deux groupes annoncent qu’ils jouent une musique plutôt pop, avec des mélodies des paroles parfois sombres.
Et à l’écoute, on finirait presque par croire que c’est le même groupe qui a divisé son répertoire en deux. Si les voix sont légèrement différentes, on pourrait faire chanter les titres d’un groupe par l’autre sans avoir une impression de changement. En creusant un peu, on se rend compte que Theatre Royal (Londres) est plus rock que Theatre Royal (Dublin) qui, lui, est plus sombre.
La grande différence se situe au niveau de la carrière de chacun. Si Theatre Royal (Dublin) n’a pas encore percé ni enregistré d’album ou d’EP, Theatre Royal (Londres) a enregistré un album cette année (From Rubble Rises), disponible uniquement sur iTunes, parce qu’ils n’ont pas encore signé avec un label. Que ce soit « Wonderful Misery » pour les dublinois, ou « Sycamore » et « Cold Charity » pour les londoniens, chacun a dans son répertoire de quoi se réjouir de ne pas être sourd. A ce rythme, il va être de plus en plus difficile de les différencier.

Après 6 ans et 4 albums avec The Killers, le chanteur Brandon Flowers a décidé de se lancer dans un projet solo. Et si la semaine dernière nous désespérions à l’écoute de l’album solo de Paul Smith, le chanteur de Maximo Park, il n’en est rien cette fois. Flamingo est un plutôt bon album, ce qui est rassurant, car cela prouve que tous les chanteurs ne ratent pas leur carrière solo. Globalement bon, mais pas transcendant. Quand on cherche deux ou trois titres qui retiennent l’attention, on a un peu de mal à les trouver (« Welcome To Fabulous Las Vegas »« Only The Young » ou « Was It Something I Said ? », tout de même), et on se demande franchement comment a été choisi le single (« Crossfire »), tellement les titres se ressemblent et ne se démarquent pas. Peut-être que c’était la chanson préférée de Charlize Theron, qui joue dans le clip de « Crossfire ».

Toujours est-il que si l’album est relativement bon, il n’est pas inoubliable. De quoi faire un peu plus regretter les tubes du quatuor de Las Vegas.

Trouvez un ami pour vous le prêter (3/5)

Le chanteur de Maximo Park, connu pour ses performances impressionantes sur scène, s’est lancé dans l’enregistrement d’un album solo juste après le troisième opus de Maximo Park, Quicken The Heart (2009). Un an plus tard, le revoilà avec Margins, qu’il a écrit, composé et enregistré tout seul. Et force est de constater que c’est moins bon que ce qu’on pouvait attendre. Loin du rythme entraînant des titres de Maximo Park, Margins est un album calme, peut-être trop. Si certaines chansons retiennent tout de même l’attention (« While You’re In The Bath »« North Atlantic Drift », « Our Lady Of Lourdes »), le reste semble composé à la va-vite. Trop vite en tout cas pour proposer un rendu de grande qualité.
Comprenant le plus souvent la voix de Paul Smith et sa guitare en tout et pour tout, Margins donne un goût de brouillon, de précipitation. Un goût amer, donc, qui fait regretter A Certain Trigger (2005), le premier album de Maximo Park.

A écouter pendant une soirée… mais pas plus (2/5)

Une fois n’est pas coutume, voici un groupe français. Parce que l’Hexagone peine à produire une musique rock de qualité, il est important de souligner la présence de ceux qui relèvent le niveau. Wonderflu, c’est un quatuor parisien influencé entre autres par Sonic Youth, Pavement, Sebadoh ou les Pixies (excusez du peu). Et la qualité est au rendez-vous. A la fois rock noisy, pop ou pop-rock, Wonderflu joue sur tous les tableaux avec réussite. En témoigne l’excellent « Comeback », divisé en deux parties : la première, instrumentale, est calme et planante, tandis que la seconde prend presque un accent garage.
Du très rythmé « Running Faster » au franchement pop « Your Draw » en passant par « 442 », Wonderflu réussit son grand écart, sans se prendre la tête, et réalise un EP (Lota Schwager) de qualité. De quoi attendre une suite avec impatience.