Archives de la catégorie ‘post-hardcore’

Difficile de décrire Guru Meditation. Cela ressemble au fracas que doivent faire des débris de maison pris dans un cyclone, mais en plus violent. Bref, le groupe idéal pour déclarer la guerre à ses voisins (et la gagner du même coup). Leur album (Guru Meditation, disponible en téléchargement à un prix fixé par l’acheteur) est paru la semaine dernière.
Cela ressemble étrangement à un flacon de nitroglycérine que l’on aurait secoué comme une bouteille de soda, comme l’annonce « Rien », le premier titre de l’enregistrement. Vous l’aurez compris, Guru Meditation c’est du rock garage, minimaliste, avec de bons gros riffs bien gras (« Moon », pour ne citer que cet exemple). Mais il y a aussi de la musique, derrière tout ça, comme en témoigne la guitare sur « By The Way » ou encore « We Trust ».
A ne pas passer entre des oreilles trop sensibles, mais à garder sous le coude pour se lâcher un bon coup.

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Dans le genre rock déjanté, At The Drive-In n’est pas seul, bien au contraire. Dananananaykroyd, entre autres, est là pour jouer la concurrence dans la catégorie des musiques à ne pas écouter un jour de mal de tête (« Infinity Milk »). Une concurrence rude, mais Dananananaykroyd, qui a déjà gagné le concours du nom le plus facile à lire par les bègues, est un challenger sérieux. Avec un album à son actif (Hey Everyone, 2009) le groupe écossais entre dans le gotha de ceux qui vous réveillent sans peine quand votre voisin écoute de la musique à quatre heures du matin.
Entre la voix surexcitée du chanteur, le rythme ultrarapide des guitares et l’acharnement sur les cymbales crash du batteur, Dananananaykroyd parvient tout de même à enregistrer des chansons relativement longues (un peu plus de 4 minutes le plus souvent). Un  fait rare, voire exceptionnel dans ce genre musical. Parmi les titres qui vous collent le tournis, on notera « Black Wax » (présent dans FIFA 10) ou « Pink Sabbath », même si plus de la moitié de l’album aurait pu y passer.
Enfin, au rayon des nouveautés, un deuxième album est prévu pour l’année prochaine.

Difficile de décrire la musique du groupe texan At The Drive-In. Le quintet se définissait comme un groupe post-hardcore, et on veut bien les croire. Se définissait, oui, car le groupe s’est séparé en 2001, après 9 ans de vie commune. A l’écoute, on a du mal à comprendre comment s’organisait la composition des morceaux. Le résultat donne l’impression que chaque membre travaillait de son côté, puis qu’ils se retrouvaient pour jouer ensemble ce qu’ils avaient produit séparément. Ce qui induit quelques différences entre chaque partie, comme vous l’aurez deviné.
At The Drive-In, c’est une sorte de chaos musical, au rythme rapide, au chant parfois plus rapide (« Sleepwalk Capsules », par exemple), et aux mélodies pas toujours faciles à suivre, ce qui rend un effet sonore un peu brouillon par moments. Ce qui ne veut pas dire que c’est mauvais. Au contraire, on a tendance à vouloir réécouter cette bouillie de notes mélangées les unes aux autres, parce que ça ne ressemble à rien de connu, et parce que ça donne une énergie phénoménale. Et ça nous suffit.
Côté albums, citons tout de même This Station Is Non-Operational (2005), sorte de compilation de séparation, qui donne un bon aperçu de ce dont était capable At The Drive-In. Etait ou sera, car il se murmure que les cinq membres pourraient de nouveau jouer ensemble.