Archives de la catégorie ‘rock psychédélique’

On peut souvent débattre sur ce que tomber dans l’oubli signifie. On trouvera toujours quelqu’un pour dire que les fans de tel ou tel groupe sont suffisamment nombreux pour que le groupe en question soit toujours sur le devant de la scène. Heureusement, certains artistes mettent tout le monde d’accord.
Passons sur Jeff Buckley ou Amy Winehouse et concentrons-nous sur The Servant, un groupe qui s’est séparé trois ans après son succès planétaire. En 2003, ce sont « Cells », « Liquefy » ou « Orchestra » qui font le tour des radios, donnant un sérieux coup de projecteur sur un groupe britannique psychédélique qui sort son premier album. Entre la voix hantée de Dan Black et des mélodies particulières, The Servant accroche certaines oreilles et en rebute beaucoup d’autres.
Trois ans auparavant, le groupe avait sorti deux EP, Mathematics et With The Invisible. Hormis « Biro », les titres sont un peu trop brouillons, mais préparent l’album The Servant qui sortira en 2003. Le premier album des Londoniens reste franchement inégal mais est porté par trois très bons singles. Parmi les autres titres de l’album, peu de réussites, sauf l’excellent « Jesus Says ».
The Servant sort un second album en 2006, How To Destroy A Relationship. Un opus qui tourne presque complètement le dos à l’aspect psychédélique de la musique des opus précédents. « Save Me Now », « Brains » ou « Sleep Deprivation » sont autant de titres qui, s’ils sonnent bien, ne ressemblent pas assez à du The Servant pour satisfaire complètement. La musique a l’air trop gentille, comme si Dan Black s’excusait d’avoir eu une voix hantée à faire mourir de rire ou de peur.
Peu après How To Destroy A Relationship, The Servant se séparent, leur succès et leur originalité déjà derrière eux.

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Box Codax est le side-project du gruitariste de Franz Ferdinand, Nick McCarthy. Accompagné de Manuela Gernedel et Alexander Ragnew, il s’est lancé dans un style de musique indescriptible à peu près au même moment que les débuts de Franz Ferdinand. Les paroles sont chantées par les trois membres du groupe : ils mélangent ainsi la voix très grave d’Alexander Ragnew, qui rappellerait presque Tom Waits (« Like A Rock »), celle plus aigüe de Nick McCarthy (« Rat Boy »), et celle de Manuela Gernedel, assez haut perché (« I Swam With The Otter »). Le reste de la musique ne ressemble pas toujours à quelque chose, entre rock, électro et zestes de lo-fi. Le tout pour un résultat psychédélique, comme « Missed Her Kiss », au rythme groovy agrémenté de claps en fond, et avec la voix de Manuela Gernedel par moments.
Difficile de comparer Box Codax avec un autre groupe : leur musique est à la fois quelque d’unique et un patchwork de beaucoup d’influences pas toujours repérables. Leur premier album, Only An Orchard Away, est sorti en 2006, et consiste en une grosse demi-heure de musique expérimentale (« The Game »). Le trio formé à Glasgow prépare son deuxième album pour cette année. Deux singles sont sortis pour l’instant : « Hellabuster » et « Choco Pudding ». Deux titres dans la même veine que le premier opus.

Une ligne de plus pour la discographie de Mogwai. C’est à peu près tout. Si le groupe écossais propose avec Hardcore Will Never Die, But You Will un album plutôt bon, il ressemble tellement aux précédents que cela en devient lassant. A moins d’être fan de Mogwai, il paraît difficile de s’emballer pour cet opus, qui ressasse le style de Mogwai, depuis 15 ans maintenant. Si cela était exceptionnel aux débuts du groupe, ça l’est de moins en moins, et il est bien dommage que le quintet ne se lance pas dans un style nouveau.
Tout n’est pas si noir tout de même. « Rano Pano »« White Noise » ou encore « Too Raging To Cheers » nous rappelle la qualité de l’univers de Mogwai, et donnent envie de se replonger dans les anciens albums. Il est simplement dommage que tous soient si proches.

Trouvez un ami pour vous le prêtez (3/5).

Pour être honnête, je dois avouer que cela faisait un moment que j’attendais d’écouter cet album. Funeral Party, c’est un groupe californien créé en 2008, et qui a commencé à percer l’année dernière. On en a parlé début décembre parce qu’il ont joué aux Transmusicales de Rennes, et que leur concert faisait partie des plus attendus et des plus réussis. De quoi avoir de sacrées attentes, surtout après avoir écouté leur EP Bootleg, qui date de 2008.
The Golden Age Of Knowhere, c’est la preuve qu’il est parfois bon d’attendre un peu (pas trop non plus, parce qu’après on s’impatiente). Funeral Party confirme ici que c’est un groupe prometteur, à suivre ces prochaines années. Avec une rythmique rapide, les Californiens nous entraînent dans leur musique à base de riffs énergiques et d’un zeste d’électro bien dosé. De quoi rappeler (un peu) ce qui se fait en new-wave, mais aussi certains groupes britanniques. Avec des bombes comme « New York City Moves To The Sound Of LA »« Finale »« Just Because » ou encore « Giant », Funeral Party apporte un vent de fraîcheur. Et obtient le Graal, la note ultime : le 5/5. Rien que ça.

A acheter immédiatement et à écouter en boucle (5/5)

Dans la catégorie des groupes qui se sont ratés en se baptisant, choisissons The Race. Le quintet britannique a décidé de prendre un nom trop passe-partout : du fait de leur manque de popularité, trouver des informations sur eux relève du parcours du combattant 2.0. Malgré un accueil presque en fanfare du premier album (Be Your Alibi, 2006) par les critiques, The Race doit se contenter d’un succès intimiste. Idem à la sortie du deuxième opus (In My Head It Works, 2009), légèrement moins bon que le précédent, et encore moins diffusé.
The Race, c’est une musique aux mélodies entraînantes. Les deux guitares donnent le rythme, soutenu par une batterie parfois hyperactive. Le tout pour un rendu assez frais, avec une voix claire, donnant (pour les plus lyriques) envie de chanter en haut d’un building pour sentir l’air fais sur son visage. Côté titres, retenons l’efficace « Comfort, Comfort », bien amené par un bon clip. Et ajoutons « Rude Boy » (rien à voir avec Rihanna, bien entendu) ou « I Get It Wrong », tous les deux tirés du second album. Dans le premier opus, « So Young And Beautiful », « When It Falls » et « Research » ont tendance à s’imposer à nos oreilles.