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Côté musique, on pense ce qu’on veut de The Maccabees, ce groupe anglais dont le chanteur a une voix basse particulière, et dont les guitares semblent parfois s’agiter toutes seules.
Côté clips, force est de constater que rien n’est laissé au hasard. Que l’on aime ou non, on suppose qu’ils ont dû passer de longs moments à les imaginer.

La preuve en images avec le bien pensé mais pas toujours compréhensible « First Love » :

Au rayon des clips incompréhensibles, « About Your Dress » tient la comparaison, surtout pendant l’épisode des claques (33 secondes) :

Difficile aussi de passer à côté de « Latchmere », dans lequel le groupe découvre le stop-motion, et qui tient une couche :

The Maccabees existe aussi en version geek, avec « No Kind Words », qui rappelle surtout Pong et consorts :

Mais la palme revient à « X-Ray », leur premier single, où l’on peine à comprendre quoi que ce soit :

Plein la vue

Publié: 5 janvier 2011 dans vidéo
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Nouvelle année, nouvelle série. Celle-ci aura une parution aléatoire et sera consacrée aux clips. Parce que la diffusion d’un titre passe en grande partie par la télévision (on ne rappellera pas l’importance de MTV, surtout dans les années 1990), la musique doit être mise en valeur par une vidéo. En plus, avec internet (Youtube essentiellement), la diffusion du même titre peut aller encore plus vite. Aucune raison donc de ne pas tourner de clips.
Le problème, c’est que certains clips n’ont pas le résultat escompté. Atroces, incompréhensibles, ratés de A à Z, nombreux sont les clips que l’on voudrait oublier, ou que l’on regarde de nouveau pour se payer un fou rire.
« Plein la vue » se veut une sélection non exhaustive de clips remarquables, essentiellement par leur laideur, leur manque d’inspiration, leur manque de clarté, leur manque de sérieux, ou, parfois, leur ingéniosité. Ou comment une mauvaise vidéo peut ruiner un bon titre, et vice-versa.

« Roland », Interpol (Turn On The Bright Lights) : un clip qu’on ne comprend toujours pas, après des heures de visionnage. Surtout l’épisode des pommes (2’50) :

« This Too Shall Pass », OK Go (Of The Blue Colour Of The Sky) : OK Go a enregistré un album surprenant en 2010, perdant une partie du son rock des deux précédents opus pour se tourner de plus en plus vers une pop insipide parce que passe-partout. Pour se racheter, ce n’est pas un clip, mais deux qui ont été fait pour leur titre « This Too Shall Pass ».

Une sympathique opération camouflage pour la première version :

Et probablement un long travail pour la deuxième, qui doit rassembler environ 80% de l’ingéniosité développée pour la préparation de l’album :

Une fois n’est pas coutume, parlons de cinéma. L’une des sorties du jour, c’est « Sound Of Noise ». Pour résumer, ce film raconte l’histoire d’Amadeus Warnebring, un policier suédois allergique à la musique et confronté à six batteurs quiveulent jouer un concert dans toute la ville. Rien de bien méchant jusque là, sauf qu’ici c’est la ville qui sert d’instrument de musique. Pendant plus d’un an, les personnes qui ont travaillé à la réalisation du film ont enregistré des sons plutôt banals à première vue, avant de les mixer. Les recherches de ces sons ont duré quatre ans environ.
Un travail titanesque, donc, qui a en fait commencé un peu avant 2001. A ce moment, les deux réalisateurs suédois de « Sound Of Noise », Johannes Sjärne Nilsson et Ola Simonsson, ont l’envie de créer un film où la musique aurait le premier rôle. Ils recrutent six percussionnistes et réalisent un court-métrage, « Music For One Apartment And Six Drummers ». Plus de 10 000 vues et neuf ans plus tard, revoilà les mêmes protagonistes, pour un long-métrage cette fois. Fini les brosses à dents, les livres, les lampes ou les portes de placards, les instruments sont devenus une déchiqueteuse à papier, des bombonnes de gaz anesthésiant, un clavier, des fils électriques, ou encore des bulldozers.
Le concert est composé de quatre mouvements, et intitulé « Music For One City And Six Drummers ». Et si l’on ne peut qu’admirer l’ingéniosité qui a permis de trouver tous ces sons et de les mixer, on apprécie aussi le fait que le dualisme policier benêt-artistes rebelles ait été dépassé. On finit même par prendre ce pauvre Amadeus Warnebring en pitié, et à espérer que son allergie à la musique prendra fin.
Un film qui sonne comme une ode à la musique, et qui ne donne qu’une envie en sortant : allumer son lecteur MP3.